La prévention en santé est aujourd’hui reconnue comme un levier fondamental de santé publique. Pourtant, malgré les discours et les stratégies nationales, elle reste largement sous-investie sur les territoires, en particulier dans les établissements médico-sociaux, les collectivités locales et les structures de proximité.
Manque de temps, pénurie de professionnels, difficultés de financement, priorisation du curatif : autant de freins qui empêchent le déploiement d’actions de prévention pourtant essentielles pour limiter l’aggravation des pathologies, réduire les inégalités sociales de santé et préserver les ressources humaines.
La prévention : un pilier officiellement reconnu… mais peu déployé
Selon l’Organisation mondiale de la santé, jusqu’à 80 % des maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2 et des AVC pourraient être évités grâce à des actions de prévention efficaces.
En France, la Stratégie Nationale de Santé réaffirme régulièrement la nécessité de :
- renforcer la prévention primaire,
- aller vers les publics éloignés du système de soins,
- développer des actions de promotion de la santé sur les lieux de vie.
Pourtant, la prévention ne représente qu’environ 2 à 3 % des dépenses totales de santé, selon la DREES.
Pourquoi la prévention reste-t-elle difficile à mettre en œuvre localement ?
Un système historiquement centré sur le curatif
Le modèle français de santé est historiquement construit autour du soin et de l’hospitalisation. Les actions de prévention sont souvent perçues comme :
- chronophages,
- difficiles à évaluer à court terme,
- secondaires face aux urgences du quotidien.
Un manque de ressources humaines sur le terrain
Sur de nombreux territoires, notamment frontaliers, les établissements font face à :
- des difficultés de recrutement,
- un turn-over important,
- une surcharge de travail des équipes.
Résultat : les projets de prévention sont souvent repoussés, voire abandonnés, faute de temps et de porteurs identifiés.
Des financements existants mais complexes à mobiliser
Les dispositifs de financement existent (ARS, collectivités, caisses de retraite, groupes de protection sociale), mais ils nécessitent :
- une ingénierie de projet solide,
- du temps pour le montage des dossiers,
- une coordination entre acteurs.
Les bénéfices concrets des actions de prévention structurées
Les études montrent que les actions de prévention bien construites permettent :
- une diminution des hospitalisations évitables,
- une amélioration de la qualité de vie des bénéficiaires,
- une réduction de l’absentéisme et de l’usure professionnelle,
- une meilleure appropriation des enjeux de santé par les publics.
Selon Santé Publique France, chaque euro investi en prévention peut générer plusieurs euros d’économies à moyen et long terme, notamment sur les pathologies chroniques.
La prévention comme outil de cohésion territoriale
Au-delà de la santé individuelle, la prévention joue un rôle majeur dans :
- le lien social,
- l’accès à l’information,
- la lutte contre les inégalités territoriales.
Les ateliers de prévention, lorsqu’ils sont pensés au plus près du terrain, deviennent de véritables outils de mobilisation collective.
Repenser la prévention comme un investissement stratégique
La prévention ne peut plus être une variable d’ajustement. Elle doit être pensée comme un investissement stratégique, au service :
- des bénéficiaires,
- des professionnels,
- des territoires.
L’approche Meraki Care & Co
Meraki Care & Co accompagne les collectivités, établissements et acteurs locaux dans la conception, le pilotage et le déploiement d’actions de prévention adaptées aux réalités du terrain, en apportant :
- une expertise en ingénierie de projet,
- une capacité à aller vers les publics,
- une approche humaine et opérationnelle.
Sources
- Organisation mondiale de la santé (OMS) – Prévention des maladies non transmissibles
- DREES – Les dépenses de prévention en France
- Santé Publique France – Évaluation des actions de prévention
- Ministère de la Santé – Stratégie Nationale de Santé