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Meraki Care & co

Bien vieillir ne commence pas lorsque l’autonomie diminue.

Il commence bien avant.

Vieillir est un processus naturel. Mais la manière dont nous avançons en âge dépend aussi de nombreux facteurs sur lesquels il est possible d’agir : activité physique, alimentation, sommeil, prévention des chutes, santé bucco-dentaire, maintien du lien social, stimulation cognitive ou encore accès à l’information en santé.

La prévention joue donc un rôle essentiel.

Pourtant, elle reste encore trop souvent pensée comme une intervention ponctuelle, proposée lorsqu’un problème est déjà identifié.

Or, prévenir signifie justement intervenir suffisamment tôt pour éviter, retarder ou limiter certaines conséquences.

 

Vieillir en bonne santé : une approche globale

La santé des personnes âgées ne peut pas être réduite à l’absence de maladie.

Elle repose sur un ensemble de dimensions qui interagissent entre elles.

Une alimentation déséquilibrée peut contribuer à une fragilisation physique. Une diminution de l’activité physique peut favoriser la perte de capacités. Une chute peut entraîner une peur de sortir, puis progressivement un isolement. L’isolement peut à son tour affecter le moral et réduire les activités quotidiennes.

Ces phénomènes montrent à quel point la prévention doit être envisagée de manière globale.

Prévenir la perte d’autonomie, ce n’est pas seulement prévenir une chute. C’est préserver autant que possible la capacité d’une personne à continuer à vivre, choisir, participer et agir.

Cette approche rejoint la vision développée par les politiques publiques autour du vieillissement en bonne santé et de la prévention de la perte d’autonomie.

 

La prévention doit commencer avant les premières difficultés

L’une des difficultés de la prévention auprès des seniors tient au moment où elle intervient.

Lorsqu’une personne rencontre déjà des difficultés importantes de mobilité, de nutrition ou d’isolement, les possibilités d’action existent toujours, mais elles peuvent être plus complexes.

Intervenir plus tôt permet de travailler sur les habitudes avant que certaines fragilités ne deviennent trop importantes.

C’est particulièrement vrai pour l’activité physique.

Le mouvement ne doit pas être réservé aux personnes déjà sportives. Pour une personne âgée, maintenir une activité adaptée peut contribuer à préserver les capacités physiques et fonctionnelles et à conserver davantage d’autonomie dans les gestes du quotidien.

La prévention doit donc être accessible, progressive et adaptée.

Il ne s’agit pas de demander à chacun de pratiquer une activité intensive.

Il s’agit de permettre à chacun de trouver la forme de mouvement qui correspond à ses capacités, à ses envies et à son environnement.

 

L’alimentation : prévenir la fragilisation

L’alimentation constitue un autre pilier majeur du vieillissement en bonne santé.

Avec l’âge, certains facteurs peuvent modifier les habitudes alimentaires : diminution de l’appétit, isolement, difficultés financières, problèmes dentaires, fatigue, perte du plaisir de cuisiner ou modification des besoins nutritionnels.

La dénutrition peut alors progressivement s’installer.

Elle ne concerne pas uniquement les personnes très âgées ou hospitalisées. Elle peut également toucher des personnes vivant à domicile ou en structure, parfois de manière peu visible au départ.

C’est pourquoi la prévention passe aussi par l’information et la sensibilisation.

Parler de nutrition ne consiste pas seulement à expliquer ce qu’il faudrait manger.

Il faut également s’intéresser au plaisir, à la convivialité, aux habitudes culturelles, aux capacités de préparation des repas et aux réalités quotidiennes des personnes.

Une prévention efficace est une prévention qui peut réellement être mise en pratique.

 

Prévenir les chutes, c’est préserver la liberté

La chute est souvent considérée comme un accident.

Pourtant, elle peut avoir des conséquences bien plus importantes que l’événement lui-même.

Après une chute, certaines personnes développent une appréhension importante. Elles réduisent leurs déplacements, sortent moins et diminuent leurs activités.

Un cercle peut alors s’installer : moins d’activité entraîne une diminution des capacités physiques, qui peut elle-même augmenter le risque de chute.

La prévention des chutes doit donc être envisagée dans une approche globale.

Elle peut concerner l’activité physique, l’équilibre, l’environnement de vie, l’éclairage, les obstacles présents dans le logement, les chaussures ou encore certains facteurs liés à l’état de santé.

Mais elle doit aussi permettre à la personne de comprendre qu’une chute n’est pas nécessairement une fatalité.

Prévenir une chute, c’est aussi préserver la confiance nécessaire pour continuer à bouger.

 

Le lien social est aussi un enjeu de santé

Une autre dimension est parfois moins visible : celle du lien social.

Le vieillissement peut s’accompagner de changements importants : départ à la retraite, veuvage, éloignement géographique des proches, diminution des déplacements ou perte progressive de certaines relations.

La solitude n’est pas seulement une question de confort.

L’isolement peut avoir des conséquences sur la santé et le bien-être.

C’est pourquoi les actions de prévention peuvent également devenir des espaces de rencontre.

Un atelier autour de l’alimentation, de l’activité physique ou de la santé peut permettre de transmettre des connaissances, mais aussi de créer du lien.

Cette dimension collective est particulièrement intéressante dans les résidences seniors, les habitats inclusifs, les associations ou les structures médico-sociales.

Parfois, venir à un atelier de prévention, c’est aussi avoir une raison de sortir, de rencontrer d’autres personnes et de participer à la vie collective.

 

Prévenir, c’est aussi rendre les personnes actrices

La prévention ne fonctionne réellement que si les personnes auxquelles elle s’adresse peuvent s’en saisir.

Il ne suffit pas de transmettre des recommandations.

Il faut pouvoir les comprendre, les discuter et les adapter à sa propre vie.

C’est pourquoi les démarches d’éducation et de promotion de la santé ont tout intérêt à privilégier des formats participatifs.

Une personne peut savoir qu’il est important de bouger davantage sans savoir comment intégrer davantage de mouvement dans son quotidien.

Elle peut savoir qu’une alimentation équilibrée est importante sans avoir envie de modifier brutalement ses habitudes.

Elle peut connaître les risques de chute sans savoir comment sécuriser son environnement.

L’enjeu est donc de transformer l’information en capacité d’agir.

 

Aller vers plutôt qu’attendre

La prévention de proximité prend ici tout son sens.

Attendre que les personnes viennent spontanément chercher une information en santé peut laisser de côté celles qui en ont le plus besoin.

Les actions d’« aller vers » permettent au contraire de rapprocher la prévention des lieux de vie.

Résidences seniors, habitats inclusifs, associations, établissements médico-sociaux, collectivités ou espaces de proximité peuvent devenir de véritables lieux de promotion de la santé.

Cette logique permet également d’adapter les thématiques aux réalités locales.

Un territoire peut avoir besoin de travailler davantage sur la nutrition. Un autre sur la prévention des chutes. Ailleurs, les besoins pourront concerner l’activité physique, la santé bucco-dentaire, le sommeil ou encore la prévention des fortes chaleurs.

La prévention gagne à partir des besoins du terrain plutôt que d’appliquer partout le même programme.

 

Des ateliers pour transformer l’information en expérience

Un atelier de prévention peut permettre d’aller plus loin qu’une simple transmission d’informations.

Il peut donner aux participants l’occasion de questionner leurs habitudes, d’expérimenter, d’échanger leurs expériences et de repartir avec des repères concrets.

C’est cette dimension qui permet de rendre la prévention plus accessible.

Dans une structure, un atelier peut également constituer un point de départ pour identifier d’autres besoins.

Une discussion autour de la nutrition peut faire émerger une problématique de dénutrition. Un atelier sur l’activité physique peut révéler des difficultés de mobilité. Une action sur le bien-être peut faire apparaître un besoin plus large autour du lien social.

La prévention devient alors une démarche dynamique, capable de s’adapter à ce qui est réellement observé sur le terrain.

 

L’approche Meraki Care & Co

Chez Meraki Care & Co, nous concevons et animons des ateliers de prévention en santé publique directement auprès des publics et des structures qui les accompagnent.

Notre approche repose sur une idée simple : la prévention doit partir des besoins des personnes et des réalités du territoire.

Nous intervenons notamment auprès des résidences seniors, des habitats inclusifs, des associations et des structures médico-sociales, en adaptant les thématiques aux besoins identifiés.

Nutrition, dénutrition, activité physique, bien vieillir, santé bucco-dentaire, prévention des risques liés aux saisons, qualité de l’air ou encore gestion du stress peuvent constituer autant de portes d’entrée.

L’objectif n’est pas de proposer une offre figée.

Il est de construire avec les acteurs de terrain une intervention qui ait du sens pour les bénéficiaires.

Cette démarche s’inscrit dans une logique d’aller vers, de proximité et d’adaptation.

 

Bien vieillir se prépare avant la perte d’autonomie

Prévenir ne signifie pas chercher à empêcher le vieillissement.

Cela signifie créer les conditions permettant aux personnes de conserver le plus longtemps possible leurs capacités, leur autonomie et leur pouvoir d’agir.

La prévention ne remplace évidemment ni le soin ni l’accompagnement médical lorsque ceux-ci sont nécessaires.

Elle agit en complément, en intervenant suffisamment tôt sur les facteurs qui peuvent contribuer à préserver la santé et la qualité de vie.

Parce que bien vieillir ne se prépare pas lorsque la perte d’autonomie est déjà installée.

Cela commence beaucoup plus tôt.

Et parfois, un atelier, une rencontre ou une information au bon moment peut être le premier pas vers un changement durable.

 

Conclusion

Le vieillissement de la population constitue un enjeu majeur de santé publique.

Mais derrière les chiffres et les politiques publiques, il y a surtout des personnes qui souhaitent continuer à vivre, choisir, participer, rencontrer, apprendre et rester actrices de leur existence.

La prévention peut contribuer à rendre cela possible.

Elle ne consiste pas seulement à éviter les problèmes.

Elle consiste aussi à préserver ce qui permet de continuer à vivre pleinement.

 

 

Sources

  • Santé publique France, ressources sur le vieillissement, la nutrition, l’activité physique et la prévention : https://www.santepubliquefrance.fr/
  • Haute Autorité de santé (HAS), recommandations et ressources relatives à la prévention de la perte d’autonomie et à l’accompagnement des personnes âgées : https://www.has-sante.fr/
  • Ministère de la Santé, politiques publiques relatives au vieillissement et à la prévention de la perte d’autonomie : https://sante.gouv.fr/
  • Pour Bien Vieillir, portail d’information de référence sur la prévention et le vieillissement en bonne santé : https://www.pourbienvieillir.fr/
  • Organisation mondiale de la Santé (OMS), Décennie des Nations Unies pour le vieillissement en bonne santé : https://www.who.int/fr