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Meraki Care & co

 

Nous avons appris à avancer.

À répondre aux messages, à gérer les imprévus, à tenir nos engagements, à accompagner les autres, à travailler, à organiser, à prévoir. Nous avons appris à remplir nos journées jusqu’à parfois ne plus savoir ce que nous ressentons réellement.

Et lorsque la fatigue apparaît, nous nous disons souvent qu’il faut simplement « tenir encore un peu ».

Encore cette semaine.

Encore jusqu’aux vacances.

Encore jusqu’à ce que ce projet soit terminé.

Encore jusqu’à ce que les choses se calment.

Mais les choses se calment rarement toutes seules.

Et si le véritable problème était que nous attendons trop souvent d’être épuisés pour nous autoriser à souffler ?

 

Le repos comme récompense : une habitude profondément ancrée

Dans nos sociétés, le repos est encore souvent associé à une récompense.

On se repose lorsque le travail est terminé. Lorsque la maison est rangée. Lorsque les enfants vont bien. Lorsque les autres ont été aidés. Lorsque les dossiers sont bouclés.

Le problème, c’est que la liste n’est jamais véritablement terminée.

Il reste toujours quelque chose à faire.

Cette logique peut progressivement conduire à considérer le repos comme une parenthèse exceptionnelle plutôt que comme une composante normale de notre équilibre.

Or, notre organisme ne fonctionne pas ainsi.

L’alternance entre activité et récupération est une nécessité physiologique et psychologique. Le sommeil, les pauses, l’activité physique, les relations sociales, les moments de détente et les activités qui procurent du plaisir participent tous à la capacité de récupérer.

Le Haut Conseil de la santé publique et Santé publique France soulignent régulièrement l’importance des comportements favorables à la santé, notamment du sommeil, de l’activité physique et de la réduction des facteurs de stress.

Se préserver n’est donc pas une faiblesse.

C’est une condition permettant de continuer à avancer.

 

Lorsque la fatigue devient notre état habituel

Le problème commence lorsque nous nous habituons à fonctionner en permanence avec un niveau de fatigue élevé.

On finit par ne plus vraiment distinguer la fatigue ponctuelle de l’épuisement qui s’installe.

On dort, mais on ne récupère pas vraiment.

On prend quelques jours de congé, mais l’esprit continue de fonctionner.

On part en vacances, mais on reste connecté.

On change de lieu, mais on conserve les mêmes habitudes.

Et parfois, même lorsque nous disposons de temps, nous ne savons plus comment l’utiliser.

C’est là que le ressourcement prend une autre dimension.

Il ne s’agit pas simplement de « ne rien faire ».

Il s’agit de créer les conditions permettant de sortir temporairement du fonctionnement habituel.

 

Se ressourcer, ce n’est pas fuir

Prendre du recul n’est pas nécessairement fuir sa vie.

C’est parfois au contraire prendre suffisamment de distance pour pouvoir la regarder autrement.

Lorsque nous sommes constamment sollicités, notre attention est fragmentée. Nous passons d’une tâche à l’autre, d’une notification à une autre, d’une demande à une autre.

Le silence devient alors inhabituel.

La lenteur devient inconfortable.

Ne rien produire peut donner l’impression de perdre son temps.

Pourtant, c’est souvent lorsque la pression diminue que nous retrouvons suffisamment d’espace intérieur pour écouter ce qui se passe réellement en nous.

Qu’est-ce qui me fatigue ?

Qu’est-ce qui me nourrit encore ?

Qu’est-ce que je continue à faire par habitude ?

De quoi ai-je réellement besoin ?

Ces questions peuvent sembler simples. Elles deviennent pourtant difficiles à entendre lorsque le quotidien ne laisse plus suffisamment de place au silence.

 

Le ressourcement comme prévention plutôt que réparation

On parle beaucoup du burn-out lorsque l’épuisement est déjà installé.

Mais une démarche de ressourcement peut aussi être envisagée bien avant ce stade.

Prévenir signifie notamment apprendre à reconnaître ses propres signaux : irritabilité inhabituelle, sommeil perturbé, perte de motivation, difficulté à se concentrer, sensation d’être constamment sous pression, diminution du plaisir ou impression de fonctionner uniquement « en pilote automatique ».

Ces signes ne signifient pas nécessairement qu’un burn-out est en train de se produire. Ils peuvent néanmoins constituer des invitations à ralentir et à réinterroger son rythme de vie.

Le ressourcement peut alors devenir une forme de prévention personnelle.

Non pas parce qu’un séjour ou quelques jours de repos résoudraient à eux seuls une situation d’épuisement profond, mais parce qu’ils peuvent permettre de réintroduire de la récupération, de la distance et de la conscience dans un quotidien devenu trop chargé.

Et lorsque la souffrance psychique est importante ou durable, le ressourcement ne doit évidemment pas se substituer à un accompagnement médical ou psychologique adapté.

 

Retrouver une relation différente au temps

L’un des bénéfices les plus intéressants d’une parenthèse de ressourcement est peut-être notre rapport au temps.

Dans la vie quotidienne, le temps est souvent découpé en objectifs.

Il faut arriver à telle heure.

Finir telle tâche.

Répondre à telle demande.

Respecter tel délai.

Pendant une période de ressourcement, le temps peut redevenir une expérience.

Marcher sans chercher à atteindre un objectif précis.

Observer un paysage.

Prendre le temps de cuisiner.

Créer quelque chose de ses mains.

Échanger longuement.

Lire.

Dormir.

Regarder le ciel.

Ce sont des expériences simples, mais elles peuvent avoir une valeur considérable lorsque l’on a passé des mois à fonctionner essentiellement dans l’urgence.

 

La nature, le silence et la déconnexion comme espaces de récupération

Le contact avec la nature constitue également un élément important de nombreuses expériences de ressourcement.

La marche, l’exposition à des environnements naturels et la diminution des sollicitations numériques peuvent contribuer à créer un contexte favorable à la récupération mentale.

La recherche en psychologie environnementale s’intéresse depuis plusieurs années aux effets des environnements naturels sur l’attention, le stress et le bien-être.

Mais au-delà des études, il existe une expérience très concrète : celle d’un esprit qui n’a plus besoin de traiter en permanence les mêmes informations.

Dans certains environnements, il n’y a simplement rien à gérer.

Et cette absence temporaire de sollicitations peut devenir profondément réparatrice.

 

Créer, marcher, cuisiner, partager : retrouver le plaisir de faire

Le ressourcement ne passe pas nécessairement par des techniques sophistiquées.

Il peut aussi retrouver sa force dans des activités simples et concrètes.

Cuisiner ensemble, façonner la terre, peindre, écrire, marcher, découvrir un savoir-faire, participer à une activité artisanale ou simplement partager un repas peuvent permettre de retrouver une relation plus directe au monde.

Ces activités ont quelque chose de précieux : elles nous ramènent au présent.

Lorsque les mains travaillent, l’esprit peut parfois ralentir.

Lorsque l’on marche, le rythme du corps peut progressivement remplacer celui des sollicitations extérieures.

Lorsque l’on crée, il n’est plus nécessaire d’être performant.

Il suffit d’être là.

 

Chez Meraki Care & Co : une parenthèse pour se retrouver

Chez Meraki Care & Co, les séjours de ressourcement au Maroc sont pensés comme des espaces permettant de prendre du recul, de ralentir et de retrouver une relation plus apaisée à soi-même.

Ils s’adressent directement aux personnes qui ressentent le besoin de faire une pause, de sortir temporairement de leur quotidien et de retrouver de l’énergie et de la clarté.

L’expérience s’appuie notamment sur la richesse des environnements marocains : l’oasis, la montagne et le désert offrent des cadres profondément différents pour vivre cette parenthèse.

Mais l’objectif n’est pas simplement de changer de décor.

Il s’agit de changer temporairement de rythme.

De laisser derrière soi, pendant quelques jours, une partie des sollicitations habituelles.

De retrouver des temps de silence, de mouvement, de création, de partage et de contemplation.

Et surtout, de permettre à chacun de construire son propre cheminement.

Prendre soin de soi avant d’en avoir absolument besoin

Nous attendons souvent que notre téléphone soit presque vide de batterie avant de penser à le recharger.

Nous faisons parfois exactement la même chose avec nous-mêmes.

Nous attendons d’être épuisés pour dormir davantage.

Nous attendons de ne plus supporter notre quotidien pour prendre des vacances.

Nous attendons d’être au bord de la rupture pour reconnaître que quelque chose doit changer.

Et si nous pouvions faire autrement ?

Et si le ressourcement n’était pas une récompense après avoir tenu, mais une manière de ne pas avoir à tenir jusqu’à l’épuisement ?

Prendre soin de soi ne signifie pas abandonner ses responsabilités.

Cela signifie reconnaître que nous avons, nous aussi, besoin de ressources pour continuer à avancer.

 

Conclusion

Le ressourcement n’est ni un luxe ni une fuite.

C’est une manière de réintroduire de la récupération, du silence et de l’espace dans une vie parfois saturée de sollicitations.

Il ne s’agit pas nécessairement de tout changer.

Parfois, il faut simplement accepter de s’arrêter suffisamment longtemps pour entendre ce que le rythme quotidien nous empêchait d’écouter.

Et si prendre soin de soi devenait une priorité plutôt qu’une exception ?

 

 

Sources

  • Santé publique France, informations et ressources sur la santé mentale, le sommeil, les habitudes de vie et les facteurs favorables à la santé : https://www.santepubliquefrance.fr/
  • Organisation mondiale de la Santé (OMS), ressources sur la santé mentale et le bien-être : https://www.who.int/fr
  • Haute Autorité de Santé (HAS), ressources relatives à la santé mentale et à la prévention : https://www.has-sante.fr/
  • Haut Conseil de la santé publique (HCSP), avis et travaux relatifs aux déterminants de santé et aux comportements favorables à la santé : https://www.hcsp.fr/
  • Santé publique France – sommeil, ressources sur le sommeil et ses déterminants : https://www.santepubliquefrance.fr/