Meraki Care & co

 

Longtemps relégués au second plan, les risques psychosociaux (RPS) s’imposent aujourd’hui comme un enjeu majeur de santé publique, économique et territorial. Stress chronique, épuisement professionnel, perte de sens, tensions relationnelles : ces phénomènes ne concernent plus seulement quelques individus isolés, mais traversent l’ensemble des organisations, tous secteurs confondus.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, les troubles liés à la santé mentale représentent désormais la première cause d’incapacité dans le monde. En France, ils constituent l’un des premiers motifs d’arrêts de travail de longue durée, avec un impact direct sur la continuité des services, la performance collective et l’attractivité des territoires.

Pour les dirigeants, les RPS ne relèvent plus uniquement de la sphère du bien-être individuel. Ils interrogent l’organisation du travail, la soutenabilité des modèles, la capacité à recruter et fidéliser, et plus largement la résilience des systèmes locaux.

 

Les RPS : de quoi parle-t-on exactement ?

Les risques psychosociaux regroupent l’ensemble des situations de travail susceptibles de porter atteinte à la santé mentale, physique et sociale des professionnels. Selon l’INRS, ils résultent de l’interaction entre les exigences du travail, l’organisation, les relations professionnelles et les ressources disponibles.

Ils recouvrent notamment :

  • Le stress chronique : d’après l’enquête SUMER, près de 30 % des salariés français déclarent être exposés à des contraintes de rythme ou de charge mentale élevées.

  • L’épuisement professionnel : la DARES estime que plus de 2,5 millions de salariés présentent un risque élevé de burn-out.

  • Les violences internes (conflits, harcèlement) : près de 20 % des salariés déclarent avoir vécu des tensions relationnelles significatives au travail.

  • Les violences externes, particulièrement marquées dans les secteurs du soin, du social, de l’éducation et de l’accueil du public.

Ces risques ne sont pas des fragilités individuelles isolées. Ils sont le plus souvent le révélateur de dysfonctionnements organisationnels, de transformations rapides ou de contextes de travail durablement dégradés.

 

Un contexte territorial aggravant

Les RPS s’inscrivent dans un contexte territorial particulièrement contraint.

D’abord, la pénurie de professionnels touche de nombreux territoires. Selon la DREES, certains secteurs du sanitaire et du médico-social affichent des taux de vacance de postes supérieurs à 10 %, entraînant surcharge de travail, heures supplémentaires non compensées et fatigue chronique des équipes.

Ensuite, les transformations organisationnelles successives (réformes, fusions, restructurations, injonctions réglementaires) s’accélèrent. L’ANACT souligne que plus de 60 % des salariés estiment que les changements sont insuffisamment accompagnés sur le plan humain.

À cela s’ajoutent des inégalités territoriales fortes en matière d’accès aux ressources : dispositifs de prévention, accompagnement managérial, espaces de régulation collective restent très variables selon les zones.

Enfin, les crises récentes ont laissé des traces durables : selon Santé Publique France, les indicateurs de détresse psychologique restent significativement plus élevés qu’avant 2020, notamment chez les professionnels en contact avec des publics vulnérables.

 

Les conséquences pour les organisations

Les impacts des RPS sur les organisations sont multiples, mesurables et coûteux.

Sur le plan humain, les troubles psychiques représentent aujourd’hui la première cause d’arrêts de travail de longue durée. L’Assurance Maladie indique que les arrêts liés à la santé mentale ont augmenté de plus de 60 % en dix ans.

Sur le plan organisationnel, les RPS favorisent :

  • une hausse de l’absentéisme,

  • un turn-over accru,

  • une perte de compétences clés,

  • une désorganisation des équipes et des projets.

Sur le plan économique, le coût est considérable. L’INRS estime que le coût social du stress au travail se situe entre 2 et 3 milliards d’euros par an en France, sans compter les coûts indirects liés à la désengagement et à la dégradation de la qualité du service.

Enfin, à l’échelle des territoires, ces fragilités participent à une érosion de l’attractivité des secteurs déjà sous tension et fragilisent la capacité collective à répondre aux besoins des populations.

 

Prévenir plutôt que réparer : un changement de paradigme

Face à ces constats, la prévention des RPS ne peut plus être uniquement curative ou descendante. Elle nécessite une approche globale, structurée et anticipatrice.

Les études de l’ANACT montrent que les démarches de prévention primaire, intégrées à l’organisation du travail, permettent de réduire significativement l’absentéisme et d’améliorer l’engagement des équipes.

Une prévention efficace repose sur :

  • une analyse du travail réel, au plus près des professionnels ;

  • un dialogue social et managérial renforcé ;

  • des espaces collectifs de régulation et de réflexion ;

  • un accompagnement des encadrants, souvent eux-mêmes exposés aux RPS.

Prévenir, c’est investir dans la durée, dans la stabilité des équipes et dans la qualité du service rendu.

Les risques psychosociaux sont devenus un indicateur central de la santé des organisations et des territoires. Les dirigeants qui s’en saisissent ne répondent pas seulement à une obligation réglementaire : ils posent les bases d’une performance durable, humaine et responsable.

 

L’approche Meraki Care & Co

Chez Meraki Care & Co, nous abordons les RPS comme un levier de transformation positive, à la croisée de la santé, de l’organisation et du sens.

Notre approche s’appuie sur :

  • une expertise de terrain reconnue,

  • des accompagnements au changement adaptés aux réalités locales,

  • des actions de prévention et de ressourcement pensées comme des espaces de respiration et de reconstruction collective.

Parce que prendre soin des organisations commence toujours par prendre soin de celles et ceux qui les font vivre.

 

 

Sources et références

  • Organisation mondiale de la santé (OMS) – Santé mentale et travail

  • INRS – Risques psychosociaux : chiffres clés et prévention

  • Assurance Maladie – Données sur les arrêts de travail pour troubles psychiques

  • DARES / SUMER – Conditions de travail et exposition aux risques

  • ANACT – Qualité de vie et conditions de travail

  • DREES – Tensions sur les métiers du sanitaire et médico-social

  • Santé Publique France – Indicateurs de santé mentale post-crise